Mise en cause par Cash Investigation, le sénateur Michel Raison doit se mettre à table !

Communiqué de presse du mardi 25 octobre 2016

L’AJED s’insurge contre les propos tenus par le sénateur Michel Raison lors d’un reportage réalisé pour les besoins de l’émission « Cash Investigation », dénonçant le lobbying des industriels de l’alimentation auprès des parlementaires autour de l’étiquetage simplifié de la qualité nutritionnelle des aliments, qui permet de comprendre les caractéristiques nutritionnelles des produits plus facilement.

Si le sénateur approuve le lobbyingcar « C’est à nous de faire notre propre opinion », l’homme politique lance « C’estpas une honte de faire du lobbying » et assure que « le lobbying, il ne faut pas le prendre au sens péjoratif du terme ».

Alors qu’il est interrogé sur l’étiquetage des produits industriels, qui seraient mauvais pour la santé, sa collaboratrice intervient auprès de l’élu en oubliant d’enlever le micro-cravate. On peut entendre la conversation et les réactions déconcertantes de l’élu de la République et de sa collaboratrice s’indignant de l’attitude de la journaliste qui voudrait « le piéger ».

La collaboratrice revient seule auprès de la journaliste et lui annonce qu’il arrive dans quelques minutes, l’élu de la nation devant expliquer le contenu d’un amendement, et qu’il doit sensibiliser les sénateurs.Elle ajoute « Je vous assure, ça fait un mois que je bosse sur les amendements, s’ils ne sont pas défendus, j’ai vraiment les boules »

L’interview reprend. Quelques minutes plus tard, le sénateur préfère utiliser les arguments développés par l’ANIA (Association Nationale des Industriels Alimentaires) qui estime que l’étiquetage stigmatise les produits.

 

Son manque de considération « et de raison » sur une question essentielle de santé publique est des plus scandaleux.

C’est sans réserve que nous saisissons Gérard Larcher, président du Sénat, et le Comité de déontologie parlementaire intervenant sur toute « question d’éthique concernant les conditions d’exercice du mandat des sénateurs ».